Conseil 1 / Vous vous sentez paumé. C'est normal.

Un sujet plus complexe qu'il n'y paraît ...

L’écologie. Depuis le temps qu’on vous en parle, vous pensiez que c’était clair, facile même. Éteindre la lumière, éviter le gaspillage alimentaire, utiliser des sacs réutilisables et préférer les douches aux bains. Quelques règles de bon sens finalement. Vous triiez vos déchets. Quand c’était possible, vous évitiez les produits à usage unique et achetiez bio ou en vrac. Et si la question d’une voiture s’était posée, vous auriez considéré l’option hybride ou électrique. Plutôt simple, basique.

Et puis, l’écologie, c’est devenu un sujet sacrément à la mode. Alors tout le monde a commencé à en parler, à y aller de son avis d’expert des réseaux sociaux. Vous avez tout entendu, tout et son contraire. Que, le bio, c’était peut-être pas si bien. Les batteries des voitures électriques? Pas recyclables! Comme les panneaux solaires d’ailleurs. Votre sac en coton? Plus mauvais que 7000 sacs plastiques. Même regarder des vidéos ou lire ses mails en attenterait à la vie des ours polaires. Pour les poubelles de tri, on vous a assuré qu’elles finissaient par être mélangées. En revanche, personne n’a su vous expliquer si le diesel c’était bien ou mal. Quant à tout le reste, quelqu’un a fini par vous dire que ça ne servait pas à grand-chose, pour une raison ou une autre.

Devant cet amoncellement de règles et de principes jamais très clairs, incohérents voire clairement contradictoires, vous vous êtes renseigné, au détour d’un article, d’une recherche ou d’un documentaire. Et là, c’est devenu pire. Plus vous avanciez, moins c’était intelligible.  “Développement durable”, “transition écologique”, “croissance verte”, des termes qui semblaient un temps remettre de l’ordre dans le chaos. Un temps seulement, puisqu’après réflexion… Ca veut dire quoi durable? De quelle transition est-ce qu’il s’agit? Qu’est ce qu’on définit comme vert? Des concepts vagues, mal définis. Pas beaucoup mieux finalement.

... où l'on peut vite se sentir noyé.e

Mais vous n’avez pas baissé les bras. Vous avez creusé un peu plus, jusqu’à n’y plus rien comprendre : protoxyde d’azote, polymères synthétiques, fermentation entérique, mines de tungstène, bioéthanol, … Et franchement, vous vous êtes dit que tout ça, ce n’était plus pour vous. Que vous étiez prêt à donner du vôtre, mais qu’il ne fallait pas pousser ni mémé, ni vous, dans les orties. On n’est pas obligé d’avoir un doctorat en chimie organique, en paléoclimatologie ou en herpétologie pour trier ses déchets, choisir ses légumes, et faire attention aux animaux. Et vous avez bien raison.

 

Souvent, dans ces situations, on s’en remet à ceux qui synthétisent ces paroles d’experts et la rendent intelligible. Vulgairement, les médias. Mais aussi les associations et les politiques. Sauf qu’honnêtement, ils ne sont pas beaucoup plus à l’aise que vous – c’est même en partie pour ça que vous ne l’êtes pas vous-même. Le résultat, c’est que tout le monde, eux comme vous, navigue dans un épais brouillard.

Alors vous êtes paumé. 

Reprendre le contrôle

Et si on vous disait que ça n’a rien d’étonnant? Que si vous êtes perdu, c’est que c’est dur de ne pas l’être. Que ce n’est pas de votre faute. Et surtout, que vous n’êtes pas seul. Parce qu’entre tous ces avis, ces informations, on ne vous propose pas grand chose. Aucune vision d’ensemble, aucune marche à suivre cohérente, aucun moyen pour vous faire votre avis.

C’est exactement pour cette raison que nous est venue l’idée de vous proposer quelque chose. Pas parce qu’on est les plus qualifiés pour le faire, non, mais parce qu’on était à votre place il n’y a pas si longtemps. Alors on a commencé à s’informer, à creuser, à lire, à se renseigner. Et on a découvert plein de ressources et d’outils pratiques ; pas de ceux qui vous livrent une vérité indiscutable, mais plutôt qui permettent de mieux comprendre les enjeux. Et on a voulu vous les partager. Mais pour ça, on va tout reprendre, depuis le début.