Empreinte eau

La consommation mondiale d’eau douce a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Au point qu’elle modifie ou accentue certains phénomènes, comme le cycle de l’eau ou les sécheresses. Mettant en danger la capacité de la Terre à se maintenir dans des conditions soutenables pour le développement de l’humanité.

Mais analyser notre consommation d’eau n’est pas si simple pour au moins trois raisons. La première est liée à la distinction entre trois types d’eau que l’on consomme et qui n’ont pas les mêmes impacts : l’eau verte, qui correspond à l’eau de pluie ; l’eau bleue, qui vient cours d’eau ou des nappes phréatiques ; l’eau grise, qui correspond à une volume d’eau nécessaire pour diluer un premier volume d’eau qui a été polluée

La seconde raison est liée au “devenir” de l’eau qu’on prélève, à savoir, si elle quitte ensuite le milieu d’où elle vient ou si elle y retourne. Enfin, la dernière, c’est que l’importance d’un litre d’eau dépend aussi de sa disponibilité générale : boire le dernier litre de votre gourde dans une forêt n’a pas le même effet que si vous étiez au milieu du Sahara.

Des considérations qui nous mènent toutes à la même conclusion : apprendre à consommer beaucoup moins d’eau.

 

Publié le septembre 13, 2022


Explications

Plus d’infos sur la distribution de l’eau, notamment entre océans, glaciers, lacs, calottes glacières, … iciici, et .


Ces trois types d’eau sont définis dans le rapport de la WWF qui s’est attelé en 2012 à comptabiliser l’empreinte eau en France.


Ces données sont issues du rapport L’Empreinte Eau de la France de la WWF, publié en 2012. Malheureusement, aucune étude plus actuelle n’a été entreprise depuis. Néanmoins les ordres de grandeur n’ont pas de raison d’avoir significativement changé depuis.


Le Water Footprint Network propose une liste d’aliments et produits dont ils ont évalué les proportions d’eau bleue, grise et verte pour la production.

Ces données sont elles-mêmes issues d’une publication de Mekonnen et Hoekstra : The green, blue and grey water footprint of crops and derived crop products, Hydrology and Earth System Sciences, 2011.


Données issues du rapport L’Empreinte Eau de la France de la WWF, qui, bien que de 2012, apporte un éclairage important sur la consommation d’eau en France.


Données issues du rapport L’Empreinte Eau de la France de la WWF.


Cette limite est parfaitement expliqué dans l’article L’empreinte eau : on décode pour vous ! sur le site Eau’dyssée, ainsi que dans l’excellente synthèse visuelle L’empreinte Eau – Mémento Graphique, par Maeseele, Pradinaud, Payen et Roux, 2021.


Pour mieux comprendre cette limite, se reporter aux deux ressources précédentes : l’article L’empreinte eau : on décode pour vous ! et la synthèse visuelle L’empreinte Eau – Mémento Graphique.


La notion de Limite Planétaire est extrêmement importante pour comprendre les conséquences éventuelles de notre surconsommation d’eau ! Elle impose une limite sur ce que nous pouvons consommer sans mettre en péril le (bon) fonctionnement de la planète.



Pour aller plus loin

Sources

 

 


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