Forçage radiatif : Mesurer les phénomènes responsables du réchauffement climatique

Quelqu’un vous a encore dit que le soleil était responsable du réchauffage climatique? Armez-vous des bons arguments pour expliquer que c’est complètement faux. Parce que le truc, c’est qu’on sait quantifier précisément l’impact de nombreux phénomènes sur le réchauffement de la Terre, que ce soit les gaz à effet de serre, la réflexion des nuages ou de la banquise, les aérosols ou encore … le soleil. Cette quantification s’appelle le Forçage Radiatif. Et il se trouve que le soleil a un impact très faible sur le forçage radiatif total sur Terre.

On vous laisse découvrir l’infographie et surtout l’envoyer à la prochaine personne qui vous dit que la température augmente à cause du soleil. Parce qu’on n’a plus de temps à perdre à débattre encore et toujours de ces sujets ; il faut s’attaquer aux problèmes là où ils sont vraiment !

Publié le mars 18, 2021


Explications

La Terre fonctionne comme n’importe quel corps chaud qui se refroidit pour rester à l’équilibre : il émet un rayonnement (on parle de corps noir). C’est sur ce même principe que reposent les jumelles nocturnes : elles captent les rayonnements infrarouges émis par les corps chauds (humains ou animaux) et les rendent “visibles”.

Voir ici une introduction détaillée au rayonnement de corps noir.


La chaleur qui reste sur Terre correspond à l’écart entre ce qui rentre moins ce qui sort. Les études qui s’intéressent au réchauffement climatique essayent de quantifier comment chaque variable affecte ces deux leviers.


Le forçage radiatif quantifie la différence entre la quantité d’énergie qui arrive moins celle qui repart. Un phénomène qui a un forçage radiatif positif signifie simplement que la quantité d’énergie qui reste sur Terre est supérieure que sans ce même phénomène. À l’inverse, un forçage radiatif négatif correspond à un phénomène qui diminue la chaleur dans l’atmosphère.

Le forçage radiatif est détaillée dans la vidéo qu’est ce qui fixe le climat du Réveilleur.


On entend tellement parler des gaz à effet de serre qu’on en oublie parfois la définition. On vous a préparé une petite infographie si vous voulez comprendre précisément comment ils agissent sur le climat. D’ailleurs, le GES le plus important est l’eau !


Attention, les aérosols n’ont rien à voir avec les bombes aérosols – qui sont souvent des composés chimiques complexes. Ici, un aérosol est juste une petite particule, de poussière par exemple, trop légère pour tomber. En tant que “bon” pour le climat mais “mauvais” pour la santé, ils illustrent parfaitement la nécessité de concevoir l’écologie comme un ensemble de thèmes qui parfois s’opposent.

Les aérosols les plus connus sont ceux rejetés dans l’atmosphère par les éruptions volcaniques. Ces poussières forment une couche qui réfléchit les rayons lumineux et refroidit l’ensemble de la Terre : on parle d’hiver volcanique. Cette baisse des températures est souvent de courte durée – et les exemples passés nous montrent que si cette période dure trop longtemps, de nombreuses plantes ne survivent pas à cause de la faible quantité de lumière.


En dehors de la fonte des glaciers, de nombreux phénomènes rentrent en jeu lorsqu’il s’agit de regarder l’Albédo sur terre, par exemple :

  • La déforestation convertie des surfaces sombres en surfaces claires
  • Le carbone suie est un résidu de la combustion des énergies fossiles et de la biomasse. Il se dépose sur la neige, augmentant les surfaces sombres

Une partie de ces éléments sont regroupés sous la dénomination : gaz à courte durée de vie, en raison de leur courte durée de séjour dans l’atmosphère. C’est le cas des oxydes d’azote (plus connus sous le nom de NOx, des polluants atmosphériques), du monoxyde de carbone (CO) et des composés organiques volatiles.

Note: Les éruptions volcaniques sont comptées dans les aérosols. Elles sont ajoutées ici pour simplifier le message principal des explications.


On ne considère pas l’activité totale du soleil – car toute l’énergie nous vient de lui – mais la variation par rapport à une valeur de référence. Ces cycles solaires durent de 9 à 15 ans. Ils ont longtemps servi à alimenter les arguments climatosceptiques. Néanmoins, ces derniers prévoyaient une diminution de la température au milieu des années 2000 (en raison de la phase descendante du cycle) – ce qui n’est pas arrivé.


On ne considère pas l’activité totale du soleil – car toute l’énergie nous vient de lui – mais la variation par rapport à une valeur de référence. Ces cycles solaires durent de 9 à 15 ans. Ils ont longtemps servi à alimenter les arguments climatosceptiques. Néanmoins, ces derniers prévoyaient une diminution de la température au milieu des années 2000 (en raison de la phase descendante du cycle) – ce qui n’est pas arrivé.

Sur cette Figure (reprise du rapport AR6 du GIEC – Figure SPM2), le Forçage radiatif a été converti en température pour plus de simplicité.



Pour aller plus loin

Vous pouvez vous plonger dans le rapport du GIEC lui-même :

Sinon, vous pouvez :


Une ressource à côté de laquelle on serait passé? Suggérez-la nous!

Une coquille, une typo, une erreur? N'hésitez pas à nous contacter.